Peur de soulèvement, volonté de marquer Ouyahia ou manque e visibilité: la présidence de la République veut bloquer le projet de la charte de coopération “public-privé” qui permet aux entreprises privées d’entrer dans le capital des sociétés publiques. L’information n’est pas rendue publique. Mais dans les cercles initiés, on susurre que Abdelaziz Bouteflika aurait demandé au Premier ministre d’annuler toutes les décisions qui ont émané de la dernière tripartie qui a réuni Ahmed Ouyahia, l’UGTA et les organisations patronales.

La décision de la présidence confirme ainsi que les sorties controversées de Djamel Ould-Abbès, se le secrétaire général du FLN, ne sont pas innocentes. Le secrétaire général a d’ailleurs indiqué à beaucoup de ses visiteurs que c’est le chef de l’Etat qui lui a demandé d’organiser, récemment, une Tripartie parallèle durant laquelle Ali Haddad et Sidi-Saïd étaient conviés.

La décision présidentielle peut également s’expliquer par la crainte de voir des milliers de salariés du secteur public se soulever. Cela risque de faite tâche d’huile et de constituer un point de départ à d’éventuelles manifestations qui seraient liées à la situation sociale qui prévaut dans le pays. Les récentes augmentations des prix des carburants et les répercussions de ces hausses sur le niveau de vie des Algériens sont donc un motif de crainte des autorités.

A. W.