Les plus hautes autorités du pays prennent très au sérieux les différents mouvements sociaux et actions de protestation qui se sont multipliés ces derniers temps à travers le pays.

Le Conseil national de la sécurité, qui est sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, a adressé le 6 février dernier aux responsables locaux (wali, chefs de sureté de wilaya…), une lettre signée par Nourredine Bedoui, dont le contenu a été rendu public aujourd’hui par «El Khabar», dans laquelle il leur est demandé de tous mettre en œuvre pour maintenir l’ordre public afin d’éviter des troubles sociaux et ce en prenant en charge notamment les problèmes des citoyens.

Bedoui exige des responsables sécuritaires d’échanger le maximum d’informations entre les différents services afin d’être plus efficaces dans la lutte contre des «parties hostiles» qui «cherchent à semer l’anarchie». Bien évidemment, le ministère de l’Intérieur n’a pas identifié ces «parties hostiles», un concept qui apparemment, dans le discours officiel, a succédé à «la main étrangère».

La lettre en question a évoqué, par ailleurs, les différentes protestations menées actuellement comme celles des médecins résidents, du CNAPESTE, des retraités de l’ANP et de l’enseignement supérieur.

Le ministère de l’Intérieur a même cité les manifestations qui ont été provoqué, principalement à Béjaia, par le rejet par des députés d’un amendement de la loi de finance 2018 relatif à la généralisation de Tamazight. D’ailleurs, Bedoui a insisté sur cette wilaya, tous comme celles de Tizi Ouzou, Oran et Ouargla qui, d’après lui, doivent bénéficier d’une attention particulière de la part des responsables sécuritaires locaux.

En somme, les plus hautes autorités du pays semblent sérieusement préoccupées par la multiplication des actions de protestation.

Elyas Nour

Le ministère de l’Intérieur craint des troubles sociaux
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