Le braconnage et le commerce illicite d’animaux sauvages prend de l’ampleur en Algérie. En 2017, près de 6000 espèces animales protégées ont été saisies à travers le pays par la Direction générale des forêts (DGF), a indiqué aujourd’hui une responsable de cette direction.

Lors d’un atelier organisé à Blida traitant de cette problématique. Un officier de la Gendarmerie, présent sur place, a révélé «l’implication de ressortissants étrangers dans ces affaires, notamment des Emiratis qui, avec la complicité d’Algériens, utilisent des faucons pour chasser des animaux protégés».

Il n’est un secret pour personne que des «émirs», et autres «notables», de certains pays du golfe viennent souvent en Algérie pour la chasse à l’outarde par exemple. Ceux-là sont bien évidemment «autorisés».

Cet officier de la Gendarmerie parle certainement de ceux qui ne le sont pas. «Le chardonneret, le singe magot et la gazelle représentent une part léonine de ces espèces protégées ayant fait l’objet de saisies», a affirmé la responsable de la DGF. «L’hyène, vendue pour des sommes astronomiques, au même titre que le perroquet gris, introduit via le sud de l’Algérie, à partir du marché européen, font également partie des espèces braconnées», a-t-elle ajouté. L’officier de la Gendarmerie a, quant à lui, parlé d’un «trafic à grande échelle du chardonneret sur les frontières algero-marocaines».

A noter, en dernier lieu, que le représentant du gouverneur de Dubaï, Khalid Ben Sliman, a «lâcher» aujourd’hui à Naama, pas moins de 400 gazelles et 1000 outardes. L’objectif est de permettre la reproduction de ces deux espèces…très «prisées» par les émirs du golfe.

Elyas Nour

Nature/6000 espèces animales protégées saisies en Algérie en 2017 et implication d’émiratis
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