35 personnes sont décédées depuis le début de l’année en Algérie à la suite de l’inhalation du monoxyde de carbone, a indiqué, aujourd’hui, la Direction générale de la Protection civile. Par ailleurs, 396 personnes ont été secourues durant la même période.

Un bilan jugé élevé d’autant plus que dans beaucoup de cas, le respect des consignes de sécurité aurait pu faire éviter des drames à des familles. Les chiffres sont importants mais restent toutefois dans la moyenne ou même en baisse par rapport à ceux des années précédentes.

En 2016 par exemple, 102 personnes ont trouvé la mort à cause du monoxyde de carbone. Et durant presque la même période de l’année passée (janvier 2017), il y a eu 41 décès. Au fur et à mesure que les températures baissent, le risque d’intoxication augmente. Les familles ont tendance à utiliser différents moyens, et dès fois rudimentaires, pour se chauffer.

A ce titre, la protection civile a énuméré un nombre de consignes à respecter afin d’éviter le danger. Il s’agit, entre autre, «de faire entretenir et régler régulièrement les appareils de chauffage par un professionnel, ne pas boucher les prises d’air dans les pièces, penser toujours à ventiler le logement lors de l’utilisation des appareils de chauffage, l’aérer au moins 10 minutes par jour et ne jamais obstruer les entrées et les sorties d’air du logement».

L’autre problème réside bien évidemment dans la qualité des appareils utilisés. Une enquête du ministère du Commerce, effectué en 2015, avait révélé que la quasi-totalité (98%) des chauffages commercialisés en Algérie, importés ou montés localement, sont non conformes. Entre temps, il n’y a presque pas un jour où un accident provoqué par l’inhalation du monoxyde de carbone n’est pas relevé…
Elyas Nour

Société/Le Gaz a tué 35 personnes en Algérie en quarante jours
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