Le gouvernement algérien n’arrive pas à trouver de solution à la crise du sachet de lait qui dure maintenant depuis plusieurs semaines. Avec le temps, les fils d’attente qui se constituent devant les distributeurs, dans des quartiers d’Alger et dans plusieurs autres régions du pays, sont de plus en plus longues. Jusque-là, les autorités ont affirmés que le problème est lié à des pratiques «douteuses» de certains distributeurs qui le détournent à d’autres fins. Pour y remédier, une «Fédération nationale des distributeurs de lait» va être lancée dans les plus brefs délais. C’est un responsable du ministère de l’Agriculture, en l’occurrence Nouredine Biskri, qui l’a annoncé aujourd’hui en marge d’une rencontre organisée par la tutelle pour traiter de cette problématique. L’objectif étant d’avoir une vue d’ensemble et un contrôle sur tous le processus depuis la sortie du produit de l’usine. Or, ce même responsable du département de l’agriculture a reconnu que l’usine de Bir Khadem, à Alger, par exemple, la plus grande unité de production de lait qui alimente trois wilayas du centre du pays dont la capitale, produit actuellement 470 000 litres par jour, alors que sa capacité était dans un passé récent de 600 000 litres par jour. Ce qui conforte la thèse de certains distributeurs qui affirment que ce qui a provoqué cette crise est la baisse graduelle des quantités que leur livre l’usine. En tous cas, les responsables du secteur n’ont jamais expliqué pourquoi l’usine de Bir Khadem a revue à la baisse sa production.

Elyas Nour

Commerce/Une fédération pour les distributeurs de lait
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