Beaucoup d’algériens ont tendance à affirmer que les femmes ne savent pas conduire et que, par conséquent, elles provoquent énormément d’accidents.

Rien de tous cela n’est vrai. Selon les statistiques officielles, les délits routiers commis par les femmes représentent à peine 1,1% du total des actes répréhensibles commis sur la voix public, ce qui est presque insignifiant.

Selon le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Louh, qui répondait aujourd’hui aux questions des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une séance consacrée à l’examen du projet de loi modifiant et complétant le code de procédure pénale, durant l’année passée, les différents services de sécurité ont enregistrés 247 833 contrevenants, un chiffre en baisse par rapport à 2016 où 250 438 personnes ont commises des infractions au code de la route.

Selon le ministre, sur le total, il y a eu seulement 2905 femmes. S’il est vrai que globalement il y a beaucoup plus d’hommes au volant que des femmes, il faut dire que ces dernières font souvent plus attention. Les statistiques de la police et de la Gendarmerie démontrent que les femmes ne sont impliquées que rarement dans des accidents graves. Tayeb Louh a rappelé à cet effet la création d’un « casier des délits routiers » qui permettra, d’après lui, le « suivi et l’examen de tout ce qui a trait aux infractions routières et à leur impact ». Il faut rappeler, en dernier lieu, que durant l’année 2017, les accidents de la route ont provoqués 3639 décès.

La rédaction

Elyas Nour

Conduite automobile/Les femmes ne commettent presque pas d’infractions au volant
Notez cet article