Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a affirmé, hier, à Timimoun, à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau complexe gazier, que «le nouveau cadre législatif, en cour d’élaboration», sera «prêt à la fin 2018 ou au début du premier semestre 2019». Or, il y a trois jours seulement, ce même responsable avait indiqué à Oran dans une déclaration reprise par l’agence officielle, à la fin de la cérémonie d’ouverture de la 8ème édition de la conférence-exposition sur l’industrie pétrolière et gazière en Afrique du nord (NAPEC 2018), que «les premières moutures du projet d’amendement de la loi sur les hydrocarbures seront livrées en juillet prochain». Le premier responsable du secteur s’est-il empressé en affirmant que ce texte sera prêt d’ici juillet ? Probablement. En tous cas, aujourd’hui, il a rectifié le tir en annonçant le «décalage» de la publication de la nouvelle loi, ou ses amendements, vers la fin de l’année ou au début de l’année prochaine. Les changements opérés dans les textes régissant les hydrocarbures en Algérie ont de tous temps posés problème. Vu leur importance, des courants idéologiques, et d’intérêt éventuellement, se bousculent pour que chacun puisse imposer son «point de vue». En 2002, l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khellil, avait proposé une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Une farouche opposition a été exprimée par certains partis politiques mais aussi de la Centrale syndicale, l’UGTA. Le texte fut abandonné avant qu’une mouture remaniée soit reproposé une deuxième fois. La loi fut finalement adoptée en 2005. Pour dire qu’apporter des changements aux textes régissant le secteur des hydrocarbures est toujours difficile.

Elyas Nour

Energie/ La nouvelle loi sur les hydrocarbures ne sera prête que vers la fin 2018 ou début 2019
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