Le coût de l’énergie en Algérie est énorme. Le débat autour de la nécessité d’augmenter les tarifs de l’électricité, du gaz et des carburants revient sans cesse au devant de la scène. Or, le plus gros de la production nationale va vers…les collectivités locales. L’éclairage public est, à cet effet, un véritable gouffre financier pour les autorités. Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a affirmé aujourd’hui, lors de la conférence sur l’efficacité énergétique dans les Collectivités locales, que « 80% de l’énergie produite est consommée au niveau des Collectivités locales ». Et le plus gros de cette consommation va vers l’éclairage public qui représente un taux de 77%. « La facture de l’éclairage public au niveau des Collectivités locales, à travers tout le territoire national, s’élève annuellement à 13 milliards de dinars alors que les créances non payées sont estimées de 4,8 milliards de dinars », a indiqué Nahla Kheddadj, Sous directrice au ministère de l’Intérieur. Rares sont les responsables locaux qui sont « préoccupés » par le gaspillage de l’électricité dans les bâtiments publics, les écoles, mosquées… Récemment, une circulaire a été signée entre les ministères de l’Energie et de l’Intérieur, « pour la rationalisation de la consommation énergétique ». Des spécialistes ont proposés, comme premiers pas, le remplacement des lampes ordinaires, pour ce qui est de l’éclairage public, par celles à basse consommation. Il est question aussi d’opter pour le solaire. Mais à défaut d’une véritable politique énergétique, il est fort à parier que toutes les « recommandations » qui seront exprimées lors de ces rencontres ne soient finalement pas suivies d’effets…

Elyas Nour

Énergie/L’éclairage public, un gouffre financier
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