L’Euro-Mediterranean Women’s Foundation, est une organisation à but non lucrative basée en Espagne. Créée en 2013, cette dernière milite pour l’égalité des genres. L’organisation ambitionne de provoquer un changement profond afin d’éradiquer toutes les formes de violence contre les femmes. Sa mission ne se résume pas à cet aspect, puisque elle lutte également pour l’égalité des droits des femmes et des hommes à participer à la vie politique, économique, civile et sociale.

En novembre dernier, l’Euro-Mediterranean Women’s Foundation lançait le concours « Powerful women: breaking stereotypes in the Euro-Mediterranean region » littéralement, Femmes fortes: Se débarrasser des stéréotypes dans la région euro-méditerranéenne. Il s’agit ici d’un chalenge relevé par des femmes et des hommes passionnés de photographie. Ce qui leur est exigé, c’est d’immortaliser une scène de vie, une scène du quotidien où une femme ou des femmes ont osé briser les règles et stéréotypes dont elles sont victimes.

Une Algérienne parmi les dix finalistes

Au début ils étaient 123 photographes. Aujourd’hui ils ne sont que dix et Baziz Nassima en fait partie. Le travail qu’elle a présenté s’intitule : « Les Anonymes ». La photographie a été prise le 28 décembre 2017, dans un immeuble haussmannien du centre-ville algérois ou une dizaine de femmes se sont donné rendez-vous afin de clôturer une année de militantisme autour d’un atelier de danse contemporaine.

Au cœur d’un océan de femmes aux silhouettes floues, expression ultime de cette volonté d’« anonymat », se trouve une danseuse bien visible. Son émotion est palpable, elle la transmet littéralement. La photographie tente ainsi de mettre en relief plusieurs paramètres de cette volonté d’anonymat. La scène veut donc, rendre compte du mouvement et de la dynamique de ce groupe dans un espace immuable -avec en fond des photographies de Leila Saadna issues de l’exposition « Femmes et libération »- et ce qui au départ était une contrainte deviendra le fil conducteur de cette prise de photo. Tout en évanescence, les anonymes sont toutes ces femmes sans visages qui dans leur mouvement bougent et font bouger les choses.

Les concurrents de Nassima viennent des quatre coins du bassin méditerranéen. Il y a, par exemple, Shaymaa Sayyed Rajab Ahmad d’Égypte, Imge Ildem Beyoglu de Turquie, Heba Krimz et Mohamad Mansour de la Bande de Gaza en Palestine, où encore Fatima Essabar du Maroc.

En plus de la photographie présentée, les dix artistes doivent également raconter la scène immortalisée. La photo doit être la plus originale possible mettant en scène un acte de libération d’une chape de plomb morale qui détient les femmes méditerranéennes captives de ces stéréotypes insupportables.

Les votes se font actuellement sur internet

Dès maintenant, chaque utilisateur/utilisatrice de Facebook peut voter pour ses photos chargées d’émotions pour designer les trois gagnant(e)s cliquant  «J’aime». Les historiques assortis à ces photographies sont un élément de compréhension déterminant. Ces textes ont pour objectif de raconter ce qui doit être un bel exemple de « femmes d’exception qui brisent les stéréotypes ». La date limite pour voter est le 13 mars (11h – CET). Les 3 candidats ayant obtenu le plus de votes gagneront un voyage à Paris pour présenter leurs photos et leurs histoires.

Pour celles et ceux qui veulent voter pour choisir la ou les photographies qui les inspirent n’ont qu’à appuyer (ICI).

Militantisme / La photographie pour défaire les stéréotypes sur les femmes
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