Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, s’en est pris encore une fois à deux organisations syndicales en l’occurrence le SNATEGS, des travailleurs de la Sonelgaz, et la Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie (CGATA) qui regroupe plusieurs syndicats dont justement le SNATEGS.

«La pseudo-Confédération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie (CGATA) ainsi que les groupements de personnes utilisant la dénomination syndicale de l’ex-SNATEGS qui a en toute indépendance  déclaré sa dissolution conformément à son statut , sont en infraction par rapport à la législation du travail et ne représentent aucune catégorie socioprofessionnelle aussi bien dans le secteur de la fonction publique que dans le secteur économique public et privé», a indiqué le ministère dans un communiqué.

D’autre part, le ministère a affirmé que, s’agissant du Snapap, il ne reconnait que l’aile de Belkacem Felfoul. Il faut signaler que ces «tensions» sont nées suite à la programmation de la visite du BIT (bureau international du travail) en Algérie qui était prévue lundi passée. La CGATA avait indiqué que c’est le ministère qui avait finalement «interdit» la visite du BIT. La tutelle a de son côté tenue à préciser qu’elle n’avait fait que «refuser» des rencontres entre les membres du BIT dépêchés à Alger et deux organisations «illégales», à savoir le SNATEGS et la CGATA. Il faut noter, en dernier lieu, que le ministère du travail a profité de cette occasion pour rendre public une liste de 66 syndicats agréés.

On peut constater que 47 d’entre eux, y compris l’UGTA, ont reçus leurs agréments durant les années 90. Seuls sept syndicats ont été légalisés depuis 2010.

Elyas Nour

Monde du travail / Mourad Zemali s’en prend à des syndicats autonomes
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