Le Président du Haut Conseil Islamique (HCI), Bouabdellah Ghlamallah, a affirmé aujourd’hui que si les autorités ont fermées certaines églises notamment à l’Ouest du pays c’est parce qu’elles exerçaient sans autorisations.

Dans un entretien paru sur le quotidien arabophone « El Khabar », celui-ci a été catégorique : le pays respecte les minorités religieuses, néanmoins, ajoute-t-il, ces dernières devraient se soumettre à la règlementation en vigueur. Il citera à cet effet, l’église « Sacré cœur » dont l’autorisation a été renouvelé.

« Qu’un citoyen, chrétien du Maroc, vienne en Algérie est ouvre une église à Ain Turk, à Oran, sans demander une quelconque autorisation, je trouve cela dangereux. Il y a des lois dans ce pays qu’il faut respecter », a déclaré l’ancien ministre des Affaires Religieuses.

Celui-ci faisait allusion bien évidemment à la fermeture d’un lieu de culte affilié à l’Église Protestante d’Algérie (EPA), au mois de novembre dernier, sous prétexte qu’il ne disposait pas des autorisations nécessaires et qu’il imprimait des bibles et autres documents religieux illégalement.

Des arguments que le président de l’EPA, l’abbé Mahmoud Haddad, avait trouvé « infondés ». Par ailleurs, fin février dernier, les autorités d’Oran ont également fermées deux églises situées au centre-ville de cette wilaya pour la première et dans la commune d’Arzew pour l’autre. Ghlamallah affirmé, par ailleurs, que même des lieux de culte musulman, ouverts par des citoyens au niveau de certains quartiers sans autorisations, sont également fermés. Le président du HCI a critiqué, dans la foulé, l’ancien Archevêque d’Alger, Henri Teissier, qui avait défendu un évêque de Maghnia qui a été condamné par la justice pour s’être déplacé aux frontières algéro-marocaines pour « aider » des migrants subsahariens « sans aucune autorisation ».

En dernier lieu, l’ancien ministre des Affaires Religieuses a affirmé que l’Algérie ne dispose pas de statistiques précises relatives aux minorités religieuses. D’après lui, le nombre de juifs, qui, indique-t-il, « ont fait leur apparition durant les quatre ou cinq dernières années », est « extrêmement bas », alors que celui des chrétiens est difficile à établir puisqu’il s’agit essentiellement, ajoute-t-il, de ressortissants étrangers qui vont et viennent présents en Algérie pour des raisons professionnelles.

Elyas Nour

Religions/Selon Ghlamallah, les églises fermées à Oran « exerçaient sans autorisations »
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