L’humiliation subie par les médecins résidents, arrêtés et embarqués lundi aux abords de la faculté de médecine de Ben Aknoun n’est pas restée sans réponse. Un véritable élan de solidarité est né au sein de la corporation, notamment à travers le soutien franc apporté par le Collectif autonome des médecins spécialistes (CAMSA) à la cause de leurs collègues résidents. Dans une missive adressée au ministre de la Santé, le CAMSA dépose un préavis de grève pour un débrayage nationale à partir du 27 mars.      

Dans une correspondance adressée au ministre de la Santé M. Mokhtar Hasbellaoui, et dont le contenu a été publié hier, le CAMSA a annoncé qu’il durcit son mouvement en abandonnant son action de grève cyclique pour entamer une grève nationale à partir du 27 mars prochain.

Les médecins spécialistes qualifient de « scandaleux et inadmissible » le traitement que subissent leurs collègues résidents depuis quatre mois. À leur sens, la rafle de médecins ayant eu lieu hier lundi, aux abords de la faculté de médecine de Ben Aknoun est inacceptable. « De nombreux médecins ont été embarqués par la police comme des criminels. Par ailleurs, nous déplorons que les forces de police n’aient pas eu le même zèle pour intervenir et protéger le personnel soignant des agressions physiques récentes au CHU d’Annaba et au CHU de Mustapha Pacha ».

Le CAMSA revendique par ailleurs, le droit de tenir une assemblée constitutive. À cet effet, le collectif invoque le droit à l’activité syndicale consacré par la Constitution et dénonce le refus des autorités d’autoriser une assemblée générale constitutive à Tipaza et à Constantine.

Dans cette missive les médecins spécialistes réclament également « une réforme de la loi sanitaire en impliquant réellement le praticien spécialiste dans ce projet, ainsi que tous les acteurs de la santé en Algérie ». À cette revendication se greffe celle de « la révision du statut du praticien spécialiste, l’amélioration urgente des conditions de travail et de la sécurité au sein de l’hôpital ».

Le CAMSA a lancé, à la fin, un appel en direction de ses adhérents pour le respect rigoureux du service minimum.

 

Santé / Les médecins spécialistes entrent en scène
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