« Nous avons demandé à l’ensemble des constructeurs locaux de nous remettre les prix. Ces prix seront affichés et l’Etat veille à ce que les prix des véhicules montés localement ne soient pas supérieurs à ceux importés », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse animée en marge des 1ères Journées techniques de la sous-traitance véhicules.

A ce propos, il a soutenu que si ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés localement, il n’en demeure pas moins qu’il est habilité à contrôler les prix pratiqués.

D’ailleurs, a-t-il poursuivi, les cahiers des charges stipulent que les véhicules montés en Algérie ne doivent pas être plus chers que ceux importés.

Interrogé sur l’augmentation du prix des véhicules sur le marché algérien au cours des dernières années A l’occasion d’une intervention sur la Radio nationale voici une semaine, M.Mustapha Abdelkrim, conseiller au ministère de l’industrie avait développé de façon plus détaillée le point de vue du ministère dans ce domaine.

Le haut fonctionnaire algérien avait insisté sur la nécessité de distinguer 2 périodes. La première, jusqu’en 2016, a été marquée par une hausse significative des prix qu’il attribue à une série de facteurs parmi lesquels figure tout d’abord l’obligation imposée au concessionnaires, dès 2015, d’introduire de nouveaux équipements de sécurité dans les véhicules importés ou montés en Algérie .

Le deuxième facteur explicatif de la hausse des prix au cours de cette première période, qui s’étend de 2014 à 2016, réside dans la dévaluation du dinar au cours de cette période qui se situe entre 20 et 30 % suivant les sources et les monnaies considérées . Le représentant du ministère de l’industrie évoquait enfin l’influence des licences d’importation introduites au début de 2016 qui ont également poussé les prix à la hausse en raison des difficultés d’approvisionnement du marché national.

En revanche ,Mustapha Abdelkrim contestait l’augmentation de prix entre fin 2016 et fin 2017 .Il relevait plutôt une tendance à une « légère diminution des prix » au cours de cette dernière période et affirmait même pouvoir « citer beaucoup d’exemples ».

Dans ce domaine , il précisait en outre que le nouveau cahier des charges signé par les constructeurs automobiles prévoit que les pièces importées par les usines de montage installées en Algérie ne pourront en aucun cas entre facturées à un prix supérieur à leur « prix sortie usine hors taxe » .

Yazid Taleb

Véhicules montés localement plus chers que ceux importés /Les explications du ministère de l’industrie.
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