A N’Gaous dans la wilaya de Batna, un instituteur incite ses élèves à exercer des pressions sur l’administration de leur école afin que cette dernière efface un dessin à caractère Amazigh sur l’un des murs de l’établissement. Dans son plaidoyer, il soutient que le graffiti porte atteinte à l’islam !

Un instituteur du collège Hadfani Amer à N’Gaous, dans la wilaya de Batna part en « croisade » contre un dessin inspiré de la plus pure tradition Amazigh. Pour lui, les symboles peints sur l’un des murs de l’école où il exerce sont blasphématoires. Pis encore. Ce dernier soutient qu’ils portent atteinte à la religion musulmane.

Ne voulant pas entrer en conflit avec le directeur de l’établissement, l’enseignant manipule ses élevés et les incite à se révolter contre l’administration et demander qu’on ôte ce graffiti peint avec la bénédiction du responsable de l’établissement.

Pour les convaincre d’agir, il explique à ces enfants dont l’âge ne dépasse pas les 15 ans que ce qui est peint sur le mur représente une divinité païenne et une croix. Au-delà de son ignorance, l’enseignant en question nourris et entretient l’intolérance et le deni de soi.

En rapportant cette information, le site internet Inumiden a fait savoir que cette affaire a été à l’origine d’une large polémique dans la région. Des militants de la cause amazighe se sont déplacés sur place afin de tenter de s’entretenir avec l’enseignant. Le directeur de l’établissement s’est interposé et a assuré que le dessin décoratif demeurera à sa place.

À Batna / Un enseignant part en « croisade » contre un graffiti à caractère Amazigh
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