Le 16 février dernier, un joueur de football âgé de 24 ans, du nom de Bourzeg Daoud, et évoluant au club Nadi RB Dehamcha de la ligue de football de Sétif, est décédé «subitement» lors d’un match officiel.

Il s’est agit d’un arrêt cardiaque. La Fédération algérienne de football (FAF) a bien évidemment aussitôt enclenchée une enquête. A cet effet, plusieurs anomalies ont été relevées. L’instance fédérale évoque, entre autre, une «licence délivrée par la Ligue de wilaya de Sétif, non pas sur la base du dossier médical préconisé par la FAF (dossier PCMA), mais sur un simple certificat médical non conforme et non règlementaire, un ECG pathologique, l’absence de médecin de terrain lors de la rencontre, en contradiction avec les dispositions règlementaires relatives aux compétitions du football amateur (chapitre 16) qui précise qu’aucun match ne doit se dérouler si absence de médecin sur le terrain et l’absence de l’usage du défibrillateur par les secouristes sur le terrain».

En d’autres termes, avec un minimum de sérieux, ce dramatique événement aurait pu éventuellement être évité. Pour que cela ne se reproduise pas, la FAF demande aux 62 ligues de football d’exiger «obligatoirement» que le dossier médical se fasse sur le système PCMA (recommandations de la Fifa). Par ailleurs, «la présence d’un personnel médical qualifié, la trousse d’urgence au bord du terrain, un défibrillateur Automatique Externe (DAE en état de marche) au bord du terrain et une ambulance médicalisée, sont également obligatoire» lors de chaque match. L’instance fédérale, indique, en dernier lieu, que «si l’arbitre constate l’absence de défibrillateur et d’ambulance, il ne peut siffler le coup d’envoi d’une partie».

 

Elyas Nour

Football/Voila pourquoi un jeune footballeur est décédé à Sétif sur un terrain de football
5 (100%) 1 vote