Le ministre des Ressources en Eau Hocine Necib a inspecté  hier  de quatre projets structurants dans la wilaya d’Alger, dédiés au traitement et à l’épuration des eaux ainsi qu’à la sécurisation de la capitale contre les inondations.

Les quatre projets inspectés sont le projet d’épuration du Oued El Harrach, le projet de réhabilitation structurelle interne de la conduite de l’alimentation en eau potable à Kouba, le chantier des travaux d’aménagement de Oued Ouchaiah à la sortie du tunnelier ainsi qu’un projet de réalisation d’un système de réutilisation des eaux épurées de la station d’épuration de Béni Messous.

« Le taux d’avancement du projet d’épuration et de dépollution de Oued El Harrach est de 80% aujourd’hui. Le projet sera achevé dans toutes ses dimensions d’ici un an », a avancé le ministre.

L’Oued El Harrach, au-delà de sa dimension environnementale et son importance sur le plan de création d’espaces de détente et de loisirs, est surtout un ouvrage qui aide à maîtriser les problèmes d’inondation, a fait remarquer M. Necib.

Pour ce qui est des travaux d’aménagement de l’Oued Ouchaiah, qui fait également partie du schéma de l’armature de base des ouvrages d’assainissement, permettant de faire face aux inondations, le ministre a estimé que ces travaux constituaient « une grande avancée » pour la capitale.

La capitale sécurisée contre les inondations

« Aujourd’hui, Alger est sécurisée par rapport aux phénomènes d’inondations », a assuré le ministre en se réjouissant du fait que toute la région basse de la capitale, notamment le quartier d’Hussein Dey, la rue Tripoli et la RN5, qui étaient auparavant fortement impactés par les inondations, sont « désormais sécurisés contre les inondations ».

L’ouvrage de l’Oued Ouchaiah, qui va permettre à la fois de collecter les eux usées ainsi que et les eaux pluviales, grâce à la réalisation d’un collecteur de décharge sur 2,5 km, revêt ainsi un caractère « hautement structurel et une fonction stratégique dans le système de protection de la capitale contre les inondations », a insisté le ministre.

Pour ce qui est de la réhabilitation de la conduite de l’AEP au niveau de la commune de Kouba, dont la canalisation date de 1950 et alimente le centre d’Alger au profit de plus de 600.000 habitants, le ministre s’est félicité de l’avancement des travaux, entamés début 2018.

« La première tranche du projet reliant Kouba au Ravin de la Femme sauvage est très bien avancée », a-t-il dit.

Quant au projet de réalisation d’un système de réutilisation des eaux épurées de la station d’épuration de Béni Messous, qui sera notamment destiné à l’irrigation des espaces verts du parc Dounia, le ministre a rendu hommage aux concepteurs et aux réalisateurs de ce projet, situé au niveau de la station d’épuration de Ain El-Benian, qui représente, selon lui, la deuxième station au niveau de la capitale.

Les eaux usées sont traitées au niveau de cette station « au tertiaire » (aux rayons ultra violets), ce qui constitue pour M. Necib « un schéma très bénéfique ».

Les eaux récupérées sont habituellement destinées aux cultures maraichères mais cette fois, elles seront destinées à d’autres espaces comme les forêts de Bouchaoui et de Bainem et surtout pour l’irrigation des espaces verts du parc Dounia où sera également créé un lac artificiel, a avancé M. Necib.

Rédaction  AF

Hydraulique / Quatre projets structurants dans la capitale
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