Le Conseil des Participations de l’Etat (CPE) a validé, aujourd’hui, deux projets d’investissement relatifs à de grosses entreprises publiques, en l’occurrence le complexe sidérurgique d’El Hedjar et la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA).

Pour ce qui est d’El Hedjar, un partenariat a été conclut avec le groupe émirati «EMARAT DZAYER», présent déjà en Algérie, notamment dans le rail. Le gouvernement précise que ce partenariat s’est fait sur la base de la règle 51/49%.

Ce partenaire investira 160 milliards de dinars (1,6 milliards de dollars). Le CPE a, par ailleurs, donné son accord pour le rééchelonnement de la dette du complexe qui s’élève à 122 milliards de dinars. En outre, El Hedjar bénéficiera «d’un financement additionnel de modernisation pour 23 milliards dinars».

Concernant la SNTA, appelé actuellement groupe Madar, il s’agit de «l’élargissement» du partenariat avec la société mixte «United Tobacco Company (UTC)», dans laquelle la SNTA détient 51% le reste appartenant à un fond d’investissement émirati.

Le CPE a donné son accord donc pour la «location» – le gouvernement précise à cet effet qu’il ne s’agit nullement d’une cession – des «installations et des licences de l’ex SNTA à UTC», et ce contre payement d’un montant annuel de 3,5 milliards de dinars (350 milliards de centimes).

C’est surtout ce «partenariat» qui risque de provoquer une polémique. Si El Hedjar est dans une situation difficile depuis maintenant plusieurs années, la SNTA, elle, est une entreprise bénéficiaire. En 2016 déjà, l’UTC s’est vu confié la gestion du service commercial de l’entreprise nationale.

Elyas Nour

Privatisations/El Hedjar et la SNTA dans le giron des émiratis
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