Les autorités algériennes se sont exprimées finalement sur les raisons ayant poussées les services de sécurité à «pourchasser» les Ahmadites. Selon le ministre des Affaires Religieuses, Mohamed Aïssa, un ambassadeur algérien a établit un rapport destiné aux deux ministères, des Affaires Étrangères et Religieuses, dans lequel il certifie que la communauté ahmadite a planifié d’impliquer l’Algérie dans ce qui est appelé le «printemps arabe».

C’est à partir de là, a ajouté le ministre, que cette «secte» a été empêché de «s’incruster» dans la société algérienne. «Sur la base de ce rapport, l’Ahmadia a été contrainte de quitter l’Algérie», a-t-il ajouté encore. Mohamed Aïssa n’a pas indiqué quand est-ce que le rapport a été établit.

Ces deux dernières années, plusieurs groupes d’Ahmadites ont été arrêtés par les services de sécurité à travers moult wilayas du pays. Des dizaines d’entre eux ont été présentés à la justice. La multiplication des procès contre les membres de cette communauté religieuse a poussé certaines ONG internationales de défense des droits de l’homme et des libertés religieuses à réagir.

C’est le cas d’Amnesty International qui a estimé que «2017 a été marqué en Algérie par la chasse aux Ahmadites», ce qu’elle considère comme une «atteinte aux libertés religieuses». L’argument avancé aujourd’hui par le ministre des Affaires Religieuses va-t-il convaincre ces ONG ? Peu évident, dans la mesure où durant toute la période du «printemps arabe», et même après, il n’y a jamais eu d’informations faisant état de l’arrestation d’un ahmadite ayant l’intention d’ «organiser» des «troubles publics».

Elyas Nour

Religions/Les Ahmadis ont voulu impliquer l’Algérie dans le «printemps arabe», selon Aissa
5 (100%) 2 votes