La Centrale syndicale (UGTA) et le Forum des chefs d’entreprise (FCE) ont signés conjointement une déclaration dans laquelle ils réagissent à la position de certains responsable de l’Union européenne concernant les mesures prises par l’Algérie en matière de restrictions des importations.

A cet effet, les représentants des travailleurs et ceux des patrons ont exprimés «leur préoccupation à la suite de déclarations récurrentes de hauts responsables d’institutions de l’Union européenne sur les mesures engagées par l’Algérie pour faire face au déséquilibre important de la balance des paiements et au déficit budgétaire qui menaçaient sa souveraineté financière et économique».

L’UGTA et le FCE insiste, à cet effet, sur le fait que «ces mesures de protection ne remettent nullement en cause la volonté de l’Algérie de consolider sa coopération économique avec ses partenaires stratégiques dont l’Union européenne fait partie». Donc, «eu égard à la conjoncture qui peut produire des conséquences graves sur l’économie nationale, il nous parait que nos partenaires devraient plutôt appuyer les efforts de l’Algérie tant les réformes introduites sont de nature à renforcer ses performances économiques, et, de façon corollaire, à intensifier le volume de sa coopération internationale», ajoute-t-on de même source. Pour ces deux organisations, «il est nécessaire de souligner que la montée des protectionnismes dans de nombreux pays dits développés et industrialisés n’a pas provoqué de réactions de cette nature».

Il faut rappeler la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström,  a indiqué, le 10 avril dernier, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, que ce que fait l’Algérie sur ce plan (restrictions des importations NDLR) n’est pas «en conformité» avec  l’accord d’association liant les deux parties. Cette responsable a ajouté que «comme par hasard, les mesures prises par le gouvernement algérien favorise la Chine». Malmström a indiqué aussi que l’Union européenne et l’Algérie sont actuellement en discussion à ce sujet. Ces déclarations n’ont pas été apparemment appréciées par les responsables algériens. Et c’est l’UGTA et le FCE qui ont été «chargés» de réagir.

Elyas Nour

Restrictions des importations / Le FCE et l’UGTA répondent à l’Union européenne
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