De plus en plus d’Algériens sollicitent des pratiques alternatives comme la roqia, la hidjama pour se soigner. Ainsi, 45 % des personnes interrogées par le spécialiste français des études médias et marketing en Afrique, Immar Research and Consultancy, ont eu recours à la phytothérapie et 52% des personnes touchées par ce sondage ont pratiqué «l’automédication».

Selon cette étude menée entre février et mars, au profit de l’Union nationale des Opérateurs de la Pharmacie(UNOP), dont les résultats ont été présentés hier lundi à Alger, «42 % des personnes ayant consommé des médicaments l’an dernier ont en même temps sollicité des pratiques alternatives comme la roqia et la hidjama». Sur l’ensemble des personnes interrogées (au nombre de 2603 à travers 23 wilayas du pays), «45 % ont eu recours à la phytothérapie, essentiellement en s’approvisionnant chez les herboristes».

Il faut également noter que 52% de ces personnes ont pratiqué «l’automédication». Le sondage a également révélé que 40% des personnes interrogées n’ont pas réussi à  trouver le médicament qui leur a été prescrit par le médecin, que ce soit le princeps ou le générique. Ce qui, a priori, contredit les déclarations des responsables du secteur qui affirment qu’il y a disponibilité de tous les médicaments.

Elyas Nour

Santé / La moitié des Algériens ont recours aux herboristes, la roqia, la hidjama et à l’automédication
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