Les recrutements via le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) que propose l’ANEM (Agence nationale de l’emploi), appelé communément «pré-emploi», dans le secteur de l’administration, de l’éducation et de la santé, vont reprendre pour ce qui est des wilayas frontalières.

C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, lors d’une visite qu’il a effectué dans la wilaya d’El Tarf. Celui-ci a profité de sa présence dans cette région frontalière avec la Tunisie pour annoncer le gel de ces recrutements.

Certains y ont vu une réaction à la manifestation organisée début mars par des jeunes chômeurs qui ont menacés de «demander l’asile à la Tunisie». Le gouvernement algérien avait décidé, depuis 2016, de geler les contrats DAIP dans l’administration, l’enseignement et la santé, en raison de la situation financière du pays.

Une décision remis en cause apparemment. Le DAIP est ce dispositif qui permet aux primo-demandeurs d’emploi d’avoir un salaire de 15 000 dinars (pour les universitaires) entièrement pris en charge par l’Etat. Dans le secteur administratif, le contrat est de 3 ans et il y a la possibilité de le renouveler. Le CTA (Contrat de travail aidé) lui concerne le secteur économique. L’Etat contribue à hauteur de 12 000 dinars dans le salaire d’un universitaire recruté dans ce cadre-là. L’employeur est sensé compléter le salaire.

Elyas Nour

Société/Retour du «pré-emploi» dans la santé et l’enseignement dans les wilayas frontalières
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