Les alliés des États-Unis au sein de la Coalition internationale semblent prêts à porter des frappes contre le régime de Bachar Al Assad. Après l’anéantissement de DAECH et son éradication de son milieu naturel par les forces syrienne et russe, avec l’appui du Hezbollah, les États-Unis et ses alliés semblent déterminés à porter un coup fatal au régime d’Al Assad alliés indéfectibles de la Russie.

Le très impulsif président des États-Unis Donald Trump avait, à maintes reprises, évoqué la possibilité de recourir à une attaque militaire contre le régime syrien. Le bombardement présumé de la ville de Douma, à l’arme chimique par l’armée régulière syrienne samedi dernier, semble avoir fourni le motif nécessaire pour un passage à l’acte.

Pour annoncer une nouvelle guerre qui risque de plonger la région dans le chaos, le président américain a bien sûr utilisé son réseau social de prédilection. Dans un tweet, Donald Trump indique qu’une attaque va avoir lieu sans plus de précision concernant le timing. Donald Trump a même évoqué hier « une riposte occidentale imminente ». Dans un autre tweet, il avait annoncé l’arrivée de missiles « beaux, nouveaux et ‘intelligents ».

En Grande-Bretagne, le Premier ministre Theresa May s’est dit prêt à soutenir des frappes en Syrie sans un accord préalable du Parlement britannique. « Le recours à des armes chimiques ne peut rester sans réponse », avait-elle déclaré. Mme May a convoqué une réunion de son gouvernement ce jeudi afin d’évoquer la question. Pour les alliés des États-Unis, il n’y a pas de doute, le régime syrien a usé de l’arme chimique.

La presse britannique a révélé hier que des sous-marins de la Royal Navy sont actuellement au large de la Syrie. Les quotidiens The Times et le Daily Telegraph, ont affirmé que Theresa May aura certainement le soutien de ses ministres, d’autant plus que le Royaume-Uni a bénéficié de la solidarité occidentale face à la Russie dans l’affaire de l’empoisonnement d’un ex-agent double russe en Angleterre début mars, dont l’acte a été attribué à Moscou.

En France, Emmanuel Macron prépare l’opinion publique à une attaque contre le régime syrien. « J’ai la preuve que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, au moins du chlore, par le régime de Bachar al-Assad « , a-t-il affirmé lors d’une intervention télévisuelle.

La France devra donc décider et sa décision se doit d’être en accord avec ses alliés américain et britannique. Emmanuel Macron compte, cependant, jouer le rôle de modérateur, afin d’empêcher la survenue d’une escalade entre les États-Unis et la Russie. « En aucun cas la France ne laissera une escalade survenir », a-t-il assuré.

Les inquiétudes de la Turquie et de la Syrie

La Turquie s’est dite préoccupée par la surenchère et le jeu auquel se livrent certaines puissances en référence au bras de fer entre Washington et Moscou. « Nous sommes extrêmement préoccupés par les pays qui s’appuient sur leur force militaire pour transformer la Syrie en terrain d’escalade », a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d’un discours télévisé.

De son côté, le président syrien Bachar Al Assad a exprimé sa préoccupation quant à une action de déstabilisation. Le chef d’État syrien a d’ailleurs mis en garde contre ce type d’action. « Toute action ne contribuera qu’à déstabiliser davantage la région », a-t-il averti.

Syrie / Frappe imminente des États-Unis et ses alliés
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