Si les autorités crient sur tous les toits que les reconduites aux frontières se font dans le respect de la dignité des migrants, des militants des droits de l’homme et des personnalités ont affiché leurs colères. Ils ont initié une pétition qui dénonce des « arrestations arbitraires ».

Les migrants de diverses nationalités africaines parmi ces lesquels « des Guinéens, Burkinabès, Béninois, Maliens, Ivoiriens, Sénégalais, Nigérians, Libériens, Camerounais ou Sierra-Léonais, sont refoulés aux frontières, sans aucune décision de justice, et au risque de leurs vies », indique le document initié par des associations des droits de l’Homme.

« Alors qu’il n’existe aucun accord de réadmission ou de demandes formulées par les gouvernements de ces pays pour d’éventuels retours de leurs ressortissants, plus de 1500 migrants-es ont déjà été expulsés juste ces dernières semaines, lors d’opérations entachées d’abus et en flagrantes contradictions avec le droit international des droits humains », notent les signataires.

Les signataires de la pétition demandent entre autres la mise en place en urgence, d’un « cadre légal national en respect des droits des travailleurs migrants et d’une loi d’asile à même de permettre l’accès au statut de réfugie, et de leur protection à toutes formes d’abus ou d’exploitation ».

Emigration clandestine / La colère de la société civile contre les expulsions arbitraires
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