« Le FFS a été soumis à toutes sortes de manipulations et de complots destinés à le réduire à un simple appareil contrôlable et récupérable. » La déclaration n’est pas celle d’un opposant du FFS mais celle de premier secrétaire national de ce parti. Après avoir écarté un des proches du « cabinet noir », l’actuelle direction du FFS veut visiblement solder les comptes avec les Baloul et Salima Ghezali.

Mohamed Hadj-Djilani, qui s’exprimait vendredi soir à Alger lors du Congrès de la fédération d’Alger, pense que le temps des complots est fini. « (…) grâce à la vigilance et à la solidarité de sa base militante responsable et à son crédit auprès de la population » la formation politique « a pu prendre des décisions salvatrices et préserver son autonomie, sa vision et ses principes », a-t-il indiqué.

Emboitant le pas au membre de l’instance présidentielle, Hadj-Djilani insiste sur le fait que « la feuille de route de L’Instance Présidentielle insiste sur la restitution du parti aux militants ». « (…) nous croyons profondément qu’un parti incapable de se critiquer lui- même et d’étendre les espaces de débats en son sein ne peut dialoguer et nouer des liens de confiance avec la population », rappelle-t-il.

La semaine dernière, la direction du FFS a écarté Chaffaâ Bouaïche, chef du groupe parlementaire du parti depuis 5 ans. Ce dernier est également proche des Baloul.

A. O.

FFS/ « Manipulations et complots », selon Hadj-Djilani
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