Par F | juin 29, 2012 11:41

A l’automne prochain, les algériens seront soumis au nouveau permis de conduire à point, une mesure qui vise à diminuer le nombre d’accident en augmentation depuis plusieurs mois.

 

Le code de la route  2010 a durci ses pénalités et introduit une nouvelle règle: le retrait de permis. Néanmoins, les récidivistes n’auront pas pour autant interdiction de conduire.

L’an dernier, près de 4598 personnes ont trouvé la mort sur les routes en Algérie. Un nombre comparable à celui de la France. « Sauf que le niveau d’insécurité routière est beaucoup plus élevé en Algérie puisque l’on a deux fois moins d’habitants et cinq fois moins de véhicules », souligne Farès Boubakour, spécialiste des transports et professeur d’économie à l’université de Batna.

En 1980, la situation de l’Algérie était bien plus critique. Une étude menée par le professeur Boubakour a démontré l’itinéraire particulier du pays. Durant les dix années noires, le climat de terreur a entrainé une chute de la mobilité. Une diminution de 50% du nombre d’accident a été constatée jusqu’en 1995.

Une recrudescence du nombre d’accidents a été relevée depuis 2000. Si la généralisation du port de la ceinture a permis de stabiliser le nombre de morts, le nombre de blessée a, quant à lui, continué d’augmenter.

Le permis à points, adopté fin 2011, doit entrer en vigueur en novembre. Son rôle est de renforcer la lutte contre l’insécurité routière. Une fois atteint un total de 24 points retirés, le chauffard se verra étiqueté «récidiviste». Il devra se soumettre à une nouvelle formation pour récupérer des points mais sera toujours autorisé à conduire. Farès Boubakour s’interroge sur l’efficacité de ce dispositif ; «La question est de savoir comment ces deux dispositifs, le retrait et le permis à points seront compatibles».

Myriama Mokdahi


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