Par F | juillet 19, 2012 10:40
adel

C’est dans une petite ville du sud-est algérien, Tolga, qu’Adel Haddoud a grandi. Brillant, il décrocha un bac avec mention ainsi qu’une bourse lui offrant la possibilité de poursuivre son cursus scolaire à l’étranger. Il choisit alors de s’établir en France pour les cinq années qui suivent, où il obtient son diplôme dans la grande école d’ingénieur SUPAERO. Un domaine dans lequel il ne passera que peu de temps, attiré par la montée en puissance extraordinaire d’Internet, et toutes les possibilités économiques qu’elle offre.

Il fait donc le choix d’émigrer en Californie, avec l’ambition de monter son entreprise dans la Silicon Valley. Malheureusement c’est un échec. Adel ne se décourage pas, son instinct entrepreneurial le pousse à retenter l’expérience en Suisse. Et cette fois-ci c’est un succès. Il finit par vendre son entreprise, pour finalement entamer son retour vers son pays natal, avec une étape au Maroc dans le conseil en stratégie au sein du prestigieux cabinet américain McKinsey. Il passe alors plusieurs années à Casablanca où il travaille en collaboration avec des gouvernements et des grandes entreprises maghrébines. Il occupe aujourd’hui le poste de directeur de la stratégie chez Lafarge Algérie.

En plus d’un parcours professionnel exemplaire, Adel Haddoud s’investit énormément dans le milieu associatif. Il est membre de plusieurs associations d’expatriés algériens où il conseille des jeunes étudiants sur le choix de leur formation, ou encore pour leurs entretiens d’embauche.

Etudier au-delà des frontières

Adel Haddoud est un fervent défenseur des études à l’étranger. C’est pourquoi il conseille vivement de s’expatrier pour s’ouvrir à de nouvelles cultures et méthodes de travail. Il préconise l’acquisition des savoir-faire de différents pays pour en tirer le meilleur, au cours d’une expérience humaine unique.

Ce leader en devenir incite les étudiants algériens à suivre des parcours d’excellence, la meilleure stratégie pour côtoyer les futurs leaders de ce monde, et comprendre leur façon de penser. Il regrette le nombre trop peu élevé d’algériens dans les grandes écoles tels que Polytechnique, Harvard, HEC, ou encore INSEAD.

Le retour vers l’Algérie : le pays aux mille opportunités

Pour Adel Haddoud, le retour vers l’Algérie fut un choix naturel. « Revenir dans son pays natal pour le servir procure un sentiment de satisfaction », confie-t-il. En dehors de l’esprit patriotique, l’Algérie est un pays en développement, qui aujourd’hui, offre un éventail de possibilités professionnelles. De nombreuses entreprises étrangères s’intéressent et investissent en Algérie. « L’avantage d’être un algérien, c’est que l’on comprend plus facilement les problématiques locales, on est plus compétitif ».

Ecoutez Adel Haddoud

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Vidéo

Adel Haddoud a grand espoir dans la jeunesse algérienne, à laquelle il adresse un message d’encouragement s’alignant sur la sagesse des mots de René Char : « Impose ta chance, serre ton bonheur, va vers ton risque, à te regarder ils s’habitueront ». La difficulté dans le travail est indispensable, elle est une leçon de vie selon notre invité, qui a également une pensée pour les expatriés algériens, auxquels il demande « d’explorer un peu plus les opportunités qu’offrent l’Algérie ».

RH

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