Par F | octobre 6, 2012 5:37

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Le 5 Octobre 88, voici une date que beaucoup d’Algériens n’oublieront jamais. Et pourtant, ce jour-là, il n’y avait ni Al-Jazeera, ni Twitter et ni Facebook pour témoigner de l’ampleur de cette contestation populaire. La première du genre dans le monde arabe. Même Youtube n’existait pas encore pour diffuser les images de cette révolte algérienne spontanée, coléreuse et porteuse de revendications sociopolitiques étonnantes et pertinentes à la fois pour un pays faisant partie d’un monde arabe, à l’époque figé par ses antagonismes et ses déchirements identitaires.

Il faut dire que c’était la première fois que «l’homo arabicus» a investi les rues aussi massivement pour dire non à la dictature et exprimer son ras le-bol contre un régime médiocre, mafieux et illégitime. Malheureusement, 400 personnes ont péri dans ces émeutes qui ont embrasé tout le pays. Mais le sacrifice de ces Algériens n’aura pas été vain puisque pour la première fois dans l’histoire de leur pays, leurs compatriotes vont assister à une véritable ouverture politique. Une presse indépendante est née quelques mois après ce sanglant mouvement populaire réprimé dans le sang. Le multipartisme s’installe et la parole se libère petit à petit. Entre 1988 et 1990, l’Algérie a été tonifiée par un vent de liberté exceptionnel. Une fraîcheur démocratique que nul autre pays arabe n’a pu connaître à l’époque. La suite de l’histoire, tout le monde la connaît. Un espoir confisqué, des changements qui s’évaporent et un cycle de violences meurtrières déclenchées. Des violences qui ont fini par mettre le pays sous l’éteignoir pendant plus d’une décennie. Mais faut-il dire pour autant que les martyrs du 5 octobre 88 sont morts pour rien ? Non certainement pas car l’héritage de ce «Printemps Algérien» est toujours-là et la liberté est aujourd’hui une nourriture indispensable à l’âme algérienne. Beaucoup de choses doivent encore changer. C’est un fait. Mais prendre conscience de cette réalité, c’est en soi une preuve que les enfants d’Octobre ont réussi leur mission. Celle de démontrer que l’Algérie n’est pas condamnée à demeurer une triste «exception». Et si aujourd’hui, la nouvelle génération d’Algériens, notamment ceux et celles qui sont âgés de moins de 20 ans, méconnait un peu cet épisode important, il n’en demeure pas moins qu’ils ont repris en cœur leurs slogans et leur combat. «Barakat Mel Hogra» : combien de fois ce cri d’octobre 88 a-t-il été scandé dans les milliers de mouvements de protestations enregistrés durant les années 2000 ?

Mieux encore, la première passerelle qui lie les jeunes aujourd’hui à leurs aînés d’octobre 88 est incontestablement cette âme décomplexée qui n’a plus peur de réclamer ses droits et clamer haut et fort sa volonté de s’émanciper de tous les carcans. Qui a dit alors que les martyrs d’Octobre 88 sont morts pour rien ?

La rédaction

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    • Bilel Tabet via Facebook

      ben si, ils sont morts pour rien … et il y aura surement d’autre

    • Karim Zakaria Nini via Facebook

      j’aime beaucoup cet article plein d’espoirs,depuis quelques mois j’avais pas lu d’articles aussi tonifiant d’espérance ! certes il y a encore beaucoup de choses à faire, mais faisons tout pour que dans un siècle, de jeunes algériens, libres, dans une Algérie moderne, remercierons cette génération martyr .

    • http://www.facebook.com/hamed.hmimasdepoichiche Hamed Hmimas de Poichiche via Facebook

      et chadli est mort un 6 octobre sobhaane allah .

    • http://www.facebook.com/chanzen08 Rach Chanzen via Facebook

      Dieu est grand hamed c ce quo n se disait avec les Shab …lol

    • mohandazrou

      J’ai confiance en l’élan populaire. J’ai aussi la certitude que le dénigrement, le déni et la violence comme outils pour contrer et empêcher cette lucidité populaire seront encore activés pour quelques déncennies.

      Nos différents gouvernements, par les bras des institutions et des administration, travaillent à empêcher cette activité. C’est ce qu’on appelle en psychopathologie du travail « L’ACTIVITE EMPËCHEE ». Elle épuise la victime qui dans le meilleur des cas, a besoin de se nourir en espoire et, nourrit l’existence de l’agresseur…

      • Nabila

        Vous dites ACTIVITE EMPECHEE epuisant la victime, l`a nourir en espoir mais pour combien de temps? je penses que cette victime s`est deja lasse de cette attente aussi comment expliquer ce primptemps Arabe Libye et enfin la Syrie exemple le plus proche de l`Algerie et bientot l`Iran plus complexe cas, esperons pour le cas Algerien qu`ils auront a se livrer d`eux meme sans fracas…

        • mohandazrou

          L’attente pour se délivrer de l’agresseur, ou que l’agresseur se fatigue et nous lâche, ne fait que nourrir l’oppresseur dans sa place de bourreau. Il a besoin d’une victime pour continuer à Être. Cette attitude passive est visée et prévue par nos spécialistes de la politique intérieure.

          Reste la parole. Parlons et vivons dignement ou mourrons.

    • Clandestin bel merguez

      Malheureusement si, ils sont bel et bien morts pour rien n’en déplaise à quiconque, et nous payons chaque jour davantage le tribut de ce sacrifice par la putréfaction à tous niveaux de la société, et une malédiction ne venant jamais seule, le seul type de « changement » susceptible d’arriver est probablement une dictature islamo-capitaliste consentie, au point qu’on se demande s’il faut le souhaiter ?

      Quant à cette « âme décomplexée qui n’a plus peur de réclamer ses droits et clamer haut et fort sa volonté de s’émanciper de tous les carcans », de qui se moque t-on ? Outre leurs mœurs (voire parfois leurs accoutrements) vulgairement inspirées des bédouinocraties féodales sur lesquelles ils fantasment continuellement, le rêve d’une majorité de jeunes c’est de gagner le plus de fric en ne fichant rien, fonder une famille avec une « pieuse personne » dans le plus stricte respect du « bédouinothéisme » tout en ayant une chiée de gosses, et se rendre le plus vite (et souvent) possible à la Omra.
      Tel est hélas le douloureux héritage des martyrs d’octobre 88…

    • Gostoya

      Bonsoir,

      A mon grand regret, beaucoup d’algériens sont morts pour rien le 5 octobre 1988 et les jours qui ont suivi ont été les pires.

      Je suis de la génération d’octobre 1988, j’étais étudiant à Alger à l’époque. Je me souviens que tout a commencé à l’usine SONACOM de Rouiba puis les étudiants ont pris le relais qui a été suivi par la population, mais que dans certaines régions.

      Des amis sont morts. J’ai falli laisser ma peau pourtant j’étais un manifestant pacifiste car je rêvais pour l’Algérie un avenir meilleur et d’un pays paisible dans la démocratie où l’armée devait rester dans les casernes, où la religion devait rester dans les mosquées, où les élus politiques devaient gérer honnêtement le pays et d’être au service du peuple.

      On connait la suite de la tragédie…,

      Je vous écris de l’étranger qui profite de mes compétences de cadre depuis maintenant 23 ans comme beaucoup d’algériens d’octobre 88 pour lesquels j’ai une grande pensée et de tristesse pour les morts et les blessé…….pour rien !,

    • Naram Ferra via Facebook

      alors montrez nous ce qu’a changé à la situation d’apres 05/10/ 88 ??????????????

    • Rachida

      Tout à fait sobhan allah il est mort le 6 octobre, je me souviens de son discours à la télé comme si c’était aujourd’hui, Allah irehmou ou yegrferlou

    • Nabila

      Sure il y a un plan qui se dessine pour ce pays, sure les islamistes n`auront aucune raison d`exister ou d`etre en Algerie et ce au meme titre que leurs complices, ils peuvent toujours rever de jouir de cette impunite et de ces biens detournes mais sure ils payeront devant les tribunaux inter a leurs tete le tunisiens ali belhadj…

    • Chaoui

      Il faut denoncer,a nos consulats,tous les chiens enrages qui encouragent ces criminels.qui ont decapites,egorges,eventres,enfants,femmes(enceintes),et hommes… ces chiens sont encourages par des sarko,juifs,et autres comme l angletaire ,c.i.a,lybie,tunisie,egypte,ces trois derniers pays doivent savoir,que la route est longue,et la vie tres courte. moi,pour mon pays,je suis pret a faire tres tres mal a ceux qui veulent nuire a notre etat democratique.vive l Armee Algerienne.

    • Chaoui

      c est facile d abandonner son pays quand il y a eu octobre 88,a 2003. et par la suite vous avez de la peine pour ces militaires et civiles tues par ces mange-merde. il fallait y rester et ce battre contre ces terroristes qui sont actuellement,au quatar,et dernierement a nos frontieres. heureusement que nous avons un peuple solide,fier,brave,et ce n est pas quelques islamite-collabo,qui vont nuire a notre algerie qui appartient a la jeunesse. hamdoulai,notre pays a une histoire où les Hommes ont une fierte