Par F | octobre 6, 2012 10:24

 Depuis le début de l’année, 190 Algériennes ont été victimes d’un viol individuel ou collectif, soit 24 viols chaque mois. Ce terrible constat est celui de la direction de la police judiciaire de la Gendarmerie nationale (GN) qui vient de publier un rapport sur les violences à l’égard des femmes, repris par le quotidien Horizons.

La plupart des victimes sont âgées entre 18 et 30 ans/ DR

Les agressions sexuelles sont un point inquiétant dans ce bilan. Au-delà des viols, beaucoup d’Algériennes sont soumises à des attouchements, ou des attentats à la pudeur. En huit mois ce sont 504 femmes qui ont été victimes d’attentat à la pudeur durant les huit premiers mois de l’année, un chiffre qui est en hausse.

Les jeunes femmes sont plus vulnérables

La plupart des victimes recensées par la GN sont âgées entre 18 et 30 ans dans 87 cas, et dans  entre  cas, elles ont entre 30 et 42 ans. Les mineures qui sont également très touchées par les agressions sexuelles, selon le rapport, 325 filles âgées de moins de 18 ans en ont été victimes. Ces victimes mineures sont très jeunes, puisque la plupart d’entre elles sont âgées entre 8 et 16 ans.

Indépendamment de l’âge certaines femmes sont plus soumises à ce genre de violences selon leur condition sociale. Mme Rashida Manjoo, la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, des Nations Unies dans un rapport publié l’an dernier, soulignait la vulnérabilité accrue de certaines catégories de victimes : les femmes divorcées, séparées ou abandonnées, les mères célibataires et les femmes vivant seules. En effet ces dernières sont esseulées et donc plus soumises à l’insécurité, et sont parfois perçues comme « mauvais genre » car elles vivent en dehors de leurs familles.

La Gendarmerie Nationale est inquiète pour ces chiffres qui ne cessent d’augmenter. « Il s’agit des cas recensés par les services de la GN sur la base des plaintes ou de flagrant délit, mais ce chiffre est loin de refléter la réalité. Beaucoup de victimes hésitent à déposer plainte par peur des représailles ou par honte », explique l’officier en charge du rapport sur les violences à l’égard des femmes.


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