• Par F | novembre 26, 2012 9:18
    gouv sellal

    La fuite en avant, voici la nouvelle mode politique qui fait fureur en Algérie. Ces derniers jours, plusieurs ministres ont fait leur show en reconnaissant à tort et à travers les dysfonctionnements multiples dont souffrent leurs secteurs respectifs.

    Reconnaître les problèmes c’est bien, mais tenter de les résoudre c’est encore mieux, ont répondu de leur côté les Algériens dans la rue et sur les réseaux sociaux. Nos concitoyens ont assisté, avec stupéfaction, aux aveux d’échec de nos ministres. Des ministres qui, depuis plusieurs semaines, déplorent beaucoup et proposent très peu.

    La dernière sortie médiatique du ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a, d’ailleurs, surpris plus d’un. Le ministre en charge du développement de l’internet et des nouvelles technologies a tout reconnu : le débit est chaotique en Algérie, les prestations de services sont médiocres et les Algériens sont en droit d’exiger une meilleure connexion internet. Soit ! Mais que fait Moussa Benhamadi pour remédier à cette situation catastrophique ? Que fait-il exactement pour combler le retard accusé par notre pays dans ce domaine ?

    Pour l’heure, on recherche encore les réponses à ces questions puisque le ministre se contente d’enchaîner les constats connus par tout le monde. Prêcher des évidences et amuser la galerie, telle est, semble-t-il, la nouvelle vocation de nos ministres. Comment ne pas arriver à cette conclusion lorsqu’un ministre de la République avoue publiquement qu’il est “inadmissible que l’Algérie demeure encore sous-développée alors qu’elle dispose de moyens financiers et matériels importants pour aspirer au développement ?

    Partout dans le monde, la tâche d’un ministre est d’apporter des solutions, mettre en place des plans d’actions et dessiner des programmes de développements concrets et réalisables. Dans les pays où le bon sens est une notion réelle, un ministre est comptable de son bilan et se soumet à l’évaluation. Mais dans notre pays, les ministres défilent et chamboulent leurs secteurs sans que personne ne trouve à y redire. Les bilans sont rares, les actions rarissimes et les promesses se vendent comme des petits pains. Aujourd’hui, les membres de notre gouvernement ont trouvé une nouvelle parade pour répondre à la colère populaire : la déresponsabilisation. Le mot est magique et suffit à lui seul pour résumer le bourbier dans lequel se trouve l’Algérie…Un pays qui mérite beaucoup mieux que ces ministres pitoyables.

    Abderrahmane Semmar



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