• Par F | décembre 13, 2012 3:40
    Benidorm- playa

    La chute du prix de l’immobilier en Espagne fait le bonheur des Algériens, fortunés ou non, qui s’imaginent déjà pouvoir reconquérir des terres ibériques perdues au XVe siècle.

    C’est la harga (émigration) 2.0. Version soft pour élites économiques, pour hommes d’affaires, agents intermédiaires. Elle ne s’opère pas avec une chaloupe, mais avec un contrat de propriété : les annonces sur des appartements en «solde» en Espagne, dans les journaux algériens, ont provoqué un renouvellement du fantasme «Andalousie mon amour».

    Et si la reconquista de l’Andalousie musulmane perdue, celle qu’al-Qaida veut investir comme imaginaire djihadiste et que les chaloupes des passeurs présentent comme une terre promise, se faisait par les agences immobilières?

    Une belle formule, sans armes ni guerre ni cadavres. A Oran, les derniers mois ont vu renaître le mythe de l’Espagne comme terre d’abondance, avec quelques annonces sur des villas et maisons ou appartements à vendre dans les zones touristiques secondaires: Alicante ou Benidorm, entre autres.

    Les appartements sont cédés aux bas prix: 40.000 euros par exemple, souvent beaucoup moins. Moins chers qu’un appartement F3/70 mètres carrés à Oran, où la fourchette des prix en dépasse les 80.000 euros!

    De quoi faire rêver et renouveler le registre des conversations dans les cafés et chez les chômeurs assis dans tout le pays.

    D’ailleurs, le Tout-Oran en parle depuis des mois: cela coute moins cher d’habiter à Alicante, qu’à Oran!

    Le filon est déjà investi, depuis des années cependant, par les plus malins et les plus perspicaces…

     Kamel Daoud

    Lire la suite de l’article publié sur Slate Afrique

     



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