Par F | janvier 9, 2013 10:25
Justice-Algérie1

Le mouvement de protestation qui touche une grande partie de la société a atteint les juges. Quatre magistrats travaillant au Tribunal de In-Salah, relevant de la Cour de Justice de Tamanrasset, observent depuis hier, une grève de la faim. Ils veulent ainsi protester contre des pressions qu’ils disent subir de leurs supérieurs.

L’information, révélée mercredi matin par le journal El-Khabar, peut paraître banale si cela concernait d’autres salariés. Mais, pour la première fois, ce sont des juges qui se disent victimes de «pressions» exercées par les responsables de la Cour de Tamanrasset. Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Mohamed Chorfi, les quatre juges, dont une femme, dénoncent ce que qu’ils qualifient de «pressions» de la part des responsables qui les traitent comme des «pestiférés» eux qui ont le statut de «cadre supérieur». Ils demandent au ministre d’intervenir et d’user de son « pouvoir » pour leur rendre «justice». La lettre s’adresse également au président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Cette manifestation est une première dans les annales de la justice algérienne. Elle est d’autant singulière que les grévistes n’ont même pas mentionné, dans leur correspondance, les motifs de leur débrayage. Une situation exploitée par le syndicat de la Magistrature qui préfère évoquer « des raisons professionnelles » à cette situation.

E. W.

 


  • Derniers articles

  • Réagissez

  • Connexion

    Email
    Print