• Par F | septembre 18, 2013 12:03
    Khelil corruption

    Le réseau bancaire de Farid Bedjaoui et de Chakib Khelil est beaucoup plus large qu’on le pensait. Il ne se limite pas à des pays comme la Suisse et Monaco. Des comptes ont été découverts dans de nouveaux pays.

    C’est ce que vient de confirmer le président de l’Association algérienne de la lutte contre la corruption, Djilali Hadjadj. «De nouveaux placements effectués par Farid Bedjaoui, Chakib Khelil et ses proches ont été identifiés, il y a quelques jours, à Hong Kong, Singapour, Panama et aux îles vierges britanniques», a déclaré le président d’association au quotidien en ligne Tout sur l’Algérie. « Ce sont des sociétés-écrans, gérées pour le compte de Chakib Khelil et Bedjaoui par des avocats spécialisés dans les placements ». Selon lui, les magistrats italiens ont pu obtenir ces informations grâce aux révélations de l’ancien responsable de Saipem Algérie qui est toujours sous contrôle judiciaire. «Les autorités judiciaires de Hong Kong ne sont pas très coopératives », souligne-t-il.

    Farid Bedjaoui et Chakib Khelil sont sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice algérienne. Farid Bedjaoui est également recherché par la justice italienne. Les reproches sont les mêmes que ce soit à Alger ou à Milan : malversations, corruption et détournements de biens publics.

    Farid Bedjaoui est soupçonné d’avoir touché des commissions dans l’attribution de marchés gaziers entre Sonatrach et l’italienne Saipem. Les montants détournés sont évalués à plus de 800 millions d’Euros.

    Dans une récente intervention médiatique, l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khellil, avait récusé toute implication dans cette affaire. Selon lui, il n’a « fait que faire gagner de l’argent à l’Algérie».

    E. W.



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