Le fléau du dopage dans le championnat national est-il encore plus important que l’on pensait ? Après les cas de deux joueurs de la Ligue 1, qui ont défrayer la chronique, voila qu’un footballeur de la Ligue 2, en l’occurrence Noufel Ghassiri, de la JSM Skikda, est suspendu par la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel pour une durée de quatre ans.

La dite Commission n’a pas précisé dans son communiqué, la nature du produit pris par le joueur, en se contentant de dire qu’il s’agit «d’une substance figurant sur la liste des matières interdites». Des sources bien informées indiquent toutefois qu’il s’agit de drogue dure. C’est le troisième cas de dopage avéré depuis le début de la saison.

Avant lui, il y avait Rafik Boussaïd, du RC Arbaâ, suspendu pour deux ans, mais surtout Youcef Belaïli, de l’USM Alger, qui a écopé d’une sanction de huit années. Si cette dernière semble assez sévère, c’est parce que le joueur a été contrôlé, en octobre dernier, positif à deux reprises. D’abord, par la Confédération africaine (CAF), à l’occasion d’un match de la Ligue africaine des champions et ensuite, par la FAF, dans un match de championnat.

A noter que la majorité des cas de dopage découverts en Algérie sont liés plus à la consommation de drogue,la cocaïne notamment, qu’à des produits dopants proprement dit. Depuis, la FAF a ordonné la multiplication des contrôles. Désormais, les membres de la commission médicale s’invitent même aux séances d’entraînements des clubs.

Elyas Nour