Afin d’insister auprès du Sénat sur l’urgence d’adopter la nouvelle loi relative aux violences faites aux femmes, bloqué au niveau de la chambre haute du parlement, un nouveau collectif, composé d’association et organisations de la wilaya d’Oran vient de voir le jour. Le collectif vient, d’ailleurs, dans une lettre adressée au Président du Sénat, de demander l’adoption par le Sénat, avant la fin de l’année, de la loi contre les violences faites aux femmes.

Le nouveau collectif pour la promulgation de la loi relative aux violences faites aux femmes vient officiellement d’être créé le 3 décembre à Oran, par l’AFEPEC, le Collectif pour l’autonomisation des femmes, Femmes algériennes médecins, le CIVIC, la LADDH, Bel Horizon, le Petit Lecteur, Santé Sidi el Houari (SDH). Ce collectif, qui appelle toutes les organisations qui partagent le même objectif à se joindre à lui, a demandé, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Sénat à adopter, à l’unanimité, la loi relative aux violences faites aux femmes approuvée par l’APN en mars 2015, mais qui peine à voir le jour à cause des « réticences des membres de la chambre haute du parlement ».

Dans une lettre ouverte au président du Conseil de la Nation, l’ensemble des associations, syndicats, collectifs et organisations de la wilaya d’Oran qui composent ce collectif, ont appelé à l’urgence de voter cette loi. «Nous sommes consterné(e)s par la montée des violences faites aux femmes ces derniers temps. Nous ne pouvons accepter que de tels crimes puissent demeurer dans l’impunité et/ou se reproduire dans notre pays. Nous nous félicitons de l’adoption, par l’Assemblé Populaire Nationale en mars 2015, de la loi contre les violences faites aux femmes, malheureusement restée, depuis, bloquée au niveau du Sénat », précisent les membres du collectif dans leur lettre.

Le collectif oranais interpelle les sénateurs sur l’importance de l’adoption de cette loi avant la fin de l’année «comme affirmé par la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme ».

Nourhane S.