Le prix du baril de pétrole est descendu, hier, sous la barre des 40 dollars, à son plus bas depuis sept ans. Les experts prédisent la poursuite de la tendance baissière pour les semaines et les mois à venir.

A New York, le baril, pour livraison en janvier, a été cédé à 39,81 dollars. Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI), pour livraison en janvier, a même été cédé à 36,64 dollars. Cette baisse est expliquée par l’attitude des membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qui ont décidé à l’issue de leur dernière réunion le maintien du niveau et des quotas actuels de production.

Les experts prédisent d’ici peu, une baisse de la valeur du baril à 35 dollars et même moins. «La combinaison d’un marché saturé et d’une demande mondiale molle semble être favorable à un nouveau déclin des cours vers les 35 dollars le baril (pour le Brent) et 32 dollars le baril (pour la référence new-yorkaise), soit le niveau atteint durant la crise financière de 2008», a indiqué Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group, cité par l’AFP.

A ce rythme, le prix du baril sera plus bas que le prix de référence sur lequel est basée la loi de finance 2016. L’Algérie aura une année vraiment «déficitaire». Les responsables algériens ont-ils fait preuve d’excès d’optimisme en tablant sur un prix de 37 dollars et en maintenant globalement un niveau de dépense assez élevé ? Il faut que c’est le cas. Les choses vont probablement se compliquer d’avantage pour l’économie algérienne, et par conséquent, pour le citoyen algérien.

Elyas Nour