Violences faites aux femmes/ Le MDS rappelle que trois algériennes sont assassinées chaque mois et appelle à la vigilance

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Dénonçant l’ampleur que prend le phénomène de la violence à l’égard des femmes, le Mouvement Démocratique et Social (MDS) d’Oran a appelé, dans un communiqué, les citoyens et les citoyennes algériens à poursuivre avec vigilance leurs luttes solidaires, même si la loi contre les violences faites aux femmes est promulguée telle qu’adoptée par l’APN.

Interpellant la société civile et les pouvoirs publics sur l’urgence d’agir efficacement contre les violences faites aux femmes et contre l’impunité qui les attisent, le Mouvement Démocratique et Social d’Oran a rappelé le nombre impressionnant de violences à l’encontre des femmes. «Selon les chiffres officiels déclarés pour les seuls sept mois de janvier à juillet passé, au moins une moyenne d’environ 1054 violences a été enregistré dont trois décès par mois. Le constat est terrible ! », assure le MDS dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

La démarche du MDS d’Oran s’inscrit, selon ses responsables, dans le cadre du prolongement de son appel du 12 octobre passé dédié à la solidarité avec les victimes des ségrégations sexistes, racistes et religieuses ou se faisant au nom de l’Islam.

Le MDS a pointé du doigt le système en place en Algérie qui a légalisé le premier acte de violence d’Etat contre les femmes, «en promulguant en 1984 le monstrueux code de la famille qui a renforcé le poids des conservateurs et leur extrême fondamentalisme au détriment des efforts et luttes menés pour l’égalité et les droits des femmes », a souligné le MDS.

Pour en finir avec cette situation et aider les femmes à sortir du cercle vicieux de la violence, le MDS-Oran appelle, entre autres, à «saluer toutes les initiatives– dont la récente naissance à Oran du Collectif pour la promulgation de la loi relative aux violences faites aux femmes, à soutenir et consolider toutes les initiatives exigeant la large diffusion du texte de la stratégie nationale de lutte contre les violences faites aux femmes adoptée en 2006.  Le MDS se joint également à toutes celles qui «s’élèvent pour revendiquer la suppression du « chantage à l’agrément » bloquant que subissent les associations de défense des droits de l’homme en général et des droits des femmes en particulier.

Rêvant d’un pays de droits, de progrès et d’égalité, le MDS souligne le rôle de la société civile dans la lutte contre ce fléau et la nécessité de «poursuivre avec vigilance leurs luttes et mettre la pression sur l’APN pour enfin voter la loi criminalisant les violences faites aux femmes.

Nourhane S.

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