blank

L’organisme international « Global carbon project » a classé l’Algérie, dans son rapport réalisé au titre de l’année 2014, au 33ème rang des pays émetteurs de carbone au monde.  

L’Algérie a ainsi émis 147 millions de tonnes (Mt) de CO2, soit 0,41% des émissions mondiales, élevant son taux d’émission de 2,8% par rapport à l’année précédente. Les émissions du CO2 en 2014, ont atteint 3,8 tonnes par habitant contre 3,7 tonnes en 2013.

Hormis le fait que ces chiffres soient totalement dérisoires (0,41% des émissions mondiales) comparé à ceux des grand pollueurs, ils attirent cependant l’attention, car ils sont révélateurs d’un certain nombre de défaillances dans le système économique algérien. Comment un pays comme l’Algérie, qui ne peut être considéré comme un pays industrialisé, peut-il enregistrer un tel score dans un classement de ce genre.

Ces chiffres, qui traduisent un paradoxe entre le taux de croissance et celui des émissions en carbone, reflètent les dérives d’une société de consommation qui, à défaut de polluer en produisant, pollue en consommant à un rythme effréné des énergies fossiles à bas prix.

Massinissa M. 

Article précédentDjamel l’investisseur et les quarante mille saboteurs Par Abdou Semmar
Article suivantÉmir Abdelkader, Ben Badis, Arkoun…/ Des érudits ignorés chez eux et honorés ailleurs   Par Aziz Benyahia