À Souk-Ahras, l’auteur de l’enlèvement d’un enfant a été reconnu coupable par le procureur général et a été condamné à la peine capitale.

Le tribunal criminel après la cour de justice de Souk-Ahras a condamné, mardi, à la peine capitale l’auteur de l’enlèvement d’un enfant, a indiqué à l’APS le procureur général, Belkheir Merabet.

Le ravisseur, B. A. âgé de 25 ans, avait kidnappé le petit Z. l., 7 ans, à la sortie de l’école primaire Boubakeur-Maâmar de Sédrata, le 21 mai 2015 et l’avait forcé à l’accompagner, à bord d’une voiture louée, dans une maison située dans la commune rurale de Khemissa, à 7 km de Sédrata. L’auteur de cet odieux forfait avait, ensuite, contacté les parents du gamin pour demander une rançon de cinq millions de dinars en échange de sa libération.

Le producteur général a précisé que c’est grâce à l’efficacité et à la détermination des éléments de la gendarmerie et de la sûreté nationale que l’enfant a été libéré, six heures après le dépôt d’une plainte par le père au niveau d’un barrage des services de sécurité dressé sur la RN 81, au lieu-dit mechta GabelErratba.

Il est à rappeler que face à l’augmentation impressionnante des cas d’enlèvements d’enfants, des voix se sont élevées en faveur l’instauration de la peine de mort. Dans ce sens, Mustapha Khiati, président de la Forem a récemment appelé à rétablir la peine de mort ‘’dans les cas d’enlèvements, d’agressions sexuelles et d’assassinats d’enfants « .

Cette condamnation signera-t-elle la fin des kidnappings et des assassinats d’enfants ? Peu probable. Il n’existe en effet aucun exemple de pays où pareille mesure a définitivement mis fin à ce type de crimes. La solution est forcément multidimensionnelle et touche à la fois à l’éducation, la sécurité, l’amélioration de la sante mentale, etc.

Notons, par ailleurs, que la sentence prononcée à Souk Ahras relève du symbolique, l’Algérie ayant décrété un moratoire sur la peine de mort depuis 1993.

Nourhane S.