A l’approche des festivités du Mawlid Ennabaoui (naissance du prophète Mohamed (QSSL)) la société algérienne se trouve, une nouvelle fois, confrontée aux dangers que représentent les produits pyrotechniques qui révèlent, à chaque fois, des lacunes énormes dans le système de prévention contre ce type de produits, normalement prohibés.

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a rappelé, dimanche, que l’usage des produits pyrotechniques, tels que les pétards notamment, représentent un « danger réel » et peuvent provoquer de « graves accidents qui menacent l’intégrité physique » des citoyens.

Les produits pyrotechniques sont responsables de « risques d’incendies (fusées, bougies), de pollution sonore causée par la déflagration des pétards et bombes d’impact de leur bruit sur le bien-être physique des populations, particulièrement les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes et les enfants », a relevé la même source.

La puissance de certaines déflagrations endommage les oreilles, entraînant la détérioration de l’ouïe, a noté la même source, ajoutant que le bruit gène et peut faire souffrir. Les personnes qui les manipulent risquent des blessures (auto traumatisme) et « des dégâts peuvent être occasionnés aux tiers ». L’explosion d’un pétard dans la main peut « entraîner la perte de quelques doigts et sa projection dans l’œil peut entraîner la cécité et on compromet ainsi son avenir, de ne plus pouvoir exercer certains métiers et de ne plus pouvoir mener une vie normale », a mis en garde le ministère.

Les produits pyrotechniques sont responsables de « brûlures extrêmement graves, les plus communes concernant les doigts, les bras, les yeux et le visage risque d’être défiguré ».

Ces produits contribuent également à l’entretien de la culture de violence. Des noms peu communs sont attribués à ces produit tel « Daech » ou « Pirate » en référence à la puissance du pétard. En attendant que les autorités trouvent des solutions pour mettre fin à ce commerce illicite qui perdure malgré les dénonciations récurrentes des médias, les citoyens algériens continuent d’être les victimes de cette activité mafieuse.

Massinissa M.

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