L’inflation poursuit sa nette progression et ce sont souvent les produits de première nécessité qui sont concernés par la hausse des prix. C’est ce qui ressort des données fournies mercredi par l’Office national des Statistiques (ONS) pour le mois de novembre durant lequel le taux d’inflation s’était établi à 3,42%.

Les produits frais et les viandes sont les plus touchés par l’envolée des prix. C’est ainsi que les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les boissons non alcoolisées (+9,26%), le pain et les céréales (+6,2%), les poissons frais (+5,8%), les viandes et poissons en conserve (+5,7%), le poulet (+4,23%) et les fruits frais (+4,03%). La même tendance a été enregistrée à hauteur de 8,67% pour le groupe habillement-chaussures, de 7,33% pour la catégorie éducation, culture et loisirs, de 6,04% pour les produits de santé et d’hygiène corporelle, de 5,14% pour les transports et communications et de 5% pour la catégorie logement et charges.

Par contre, d’autres produits ont connu une baisse sensible. C’est le cas de la pomme de terre (-34,8%), des oeufs (-18,25%) et des légumes frais (-11,83%).

Plus globalement, note l’ONS, le niveau moyen des prix des biens alimentaires a progressé de 0,6% en novembre dernier comparativement au même mois de l’année précédente, avec une hausse de 5,5% pour les  produits agroalimentaires et une baisse de 4,04% pour les produits agricoles frais.

En août, par exemple, le taux d’inflation s’était établi à 4,5%. Un chiffre proche de celui que prévoit a loi de finances 2016, à savoir 4%.

Essaïd Wakli

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