La Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et gazières (FNTIEG) a décidé de retirer  son préavis concernant le mouvement de débrayage des employés de Sonelgaz, prévu pour le 10 janvier en cours.

Ce retrait du préavis de grève intervient à la suite d’une décision prise lors d’une réunion qui s’est tenue, jeudi dernier, pour la mise en œuvre de l’accord collectif. Le communiqué pondu après la réunion indique que «tenant compte de la réunion exécutive fédérale tenue mercredi, et suite à l’intervention du secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) auprès du Premier ministre, la direction générale de Sonelgaz et le secrétariat général de la FNTIEG se sont rencontrés, jeudi au siège social de Sonelgaz, à Alger, à l’effet de la mise en œuvre de l’accord collectif n°01/2015».

La Fédération, qui «salue la décision du Premier ministre qui conforte la culture du dialogue social», reprochait à la tutelle l’annulation pure et simple de l’accord collectif de rang supérieur présenté par la fédération, selon une déclaration remise aux médias. La FNTIEG dénonçait le refus d’octroyer une prime de gratification aux fonctionnaires ayant 40 ans et plus de service (5 millions DA pour 200 personnes sur un effectif général de 96 000 employés) ; de régulariser ceux ayant obtenu des diplômes et enfin de maintenir les personnels ayant atteint l’âge de la retraite – demandé par les employeurs – qui serait « positif pour ces derniers, pour les personnels et pour la Caisse nationale des retraites ».

Le ministère de l’Energie a lui aussi réagi, à travers un communiqué, et garantit la sauvegarde de la prime à la retraite qu’il a qualifié «d’acquis indiscutable» qui ne sera cependant versée qu’après le départ effectif en retraite de l’employé. Le ministère a également expliqué que cette décision est l’unique réserve qu’il a émis sur le document portant accords collectifs entre la FNTIEG et la direction de Sonelgaz.

Le ministère a ajouté,  qu’aucune objection n’a été faite aux avantages accordés aux enfants de martyrs et encore moins à la régularisation des 8000 employés universitaires. Dans ce dernier volet, il dit avoir incité Sonelgaz à investir encore plus dans la ressource humaine, sa formation et son développement.

Le ministère confirme la situation financière très délicate que vit Sonelgaz, et même si l’Etat la parraine, notamment en matière d’accès à des prêts bonifiés et de rachat de sa dette par le Trésor public, il appelle cette entreprise publique à rationaliser ses dépenses et ses moyens, à réduire le nombre de ses filiales, à diminuer le taux de perte d’électricité et à améliorer le taux de recouvrement de ces créances.

Massinissa Mansour