La situation dans nos consulats suscite une nouvelle fois l’indignation de nos compatriotes établis à l’étranger. Celui de Vitry-sur-Seine (Val de Marne, France) est mis à l’index par un compatriote qui dénonce une gestion «outrancière et scandaleuse».

Fayçal Zerouali, un jeune algérien de trente ans, a envoyé une lettre de doléance à l’attention du ministre des Affaires étrangères afin de lui faire part de son indignation concernant les méthodes adoptées par le personnel du consulat de Vitry-sur-Seine dans sa gestion quotidienne. Il affirme avoir fait l’objet d’un traitement inhumain de la part des agents d’accueil qui se comportent, selon ses termes, «de façon nonchalante et irrespectueuse, résultat d’une gestion outrancière et irresponsable».

Le jeune homme, ingénieur de son état, s’est rendu au consulat pour la délivrance d’une attestation destinée à ses démarches administratives. Il a reçu une fin de non recevoir pour le moins inélégante. Il s’est vu, en effet, interdit d’accès aux locaux par des gardiens zélés. S’en est suivie une altercation violente avec ces derniers pour avoir protesté contre «un accueil inhumain, une façon de parler nonchalante et une qualité de service déplorable».

Fayçal Zerouali répond, dans sa lettre, à tous ceux qui songeront à justifier cet acte par les pressions suscitées par les échéances internationales concernant le passeport biométrique. Pour lui, le comportement du personnel de ce consulat «témoigne d’une absence de planification et d’organisation et d’une incompétence administrative flagrante».

Le protestataire  fustige également une «structure d’accueil inappropriée et indigne». L’endroit est, selon lui, «exigu, sale, froid, humide, mal éclairé et  manquant de sièges. Les agents d’accueils sont mal formés, donc mal accueillants et très insolents ».

Pour décrire l’anarchie régnante, il affirme qu’il est impossible  d’identifier les postes de chacun dans l’établissement consulaire. Il cite l’exemple des agents de sécurité qui sont, à la fois, «agents d’accueil, agents de sécurité, agents de saisie administrative, chefs de service et consuls».

Profondément touché dans son amour propre et scandalisé par la gestion calamiteuse, M. Zerouali exprime dans cette lettre sa volonté de saisir la justice française pour obtenir réparation. Il dit à ce sujet que «l’ironie du sort voudrait que, cinquante-quatre années après notre indépendance, un citoyen algérien dépose plainte auprès d’un tribunal français contre le consulat de son propre pays».

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