Le site algérien spécialisé dans l’immobilier Lkeria.com vient de publier une étude dans laquelle il retrace l’évolution des prix dans le marché immobilier entre 2011 et 2015.  Une étude qui démontre qu’un nombre considérable de logements est vide, au moment où des millions d’Algériens cherchent désespérément un toit.    

Le spécialiste de l’immobile Lkeria.com nous apprend, à travers cette étude comparative, que le marché algérien de la location compte environ 2,5 millions de logements et environs deux millions d’autres sont vacants.

Comment l’Algérie peut-elle contenir deux millions d’appartements vacants, sachant pertinemment que la politique du gouvernement en la matière restreint le droit à la possession à un seul bien logement ? Ces chiffres suggèrent que des logements entrant dans le cadre des programmes publics font l’objet de location, posant le problème des possessions multiples interdites par la loi.

Au-delà de cet aspect préoccupant du marché algérien de la location, il est légitime de s’interroger sur le caractère vacant de ces habitations dans une conjoncture marquée par un déficit important dans le secteur de l’habitat en Algérie. Si on se base sur les chiffres publiés par le site Lkeria.com, la demande annuelle étant de l’ordre de 400 000 demandes pour 100 000 logements sociaux livrés par an, soit un déficit de 300 000 unités/an, les deux millions d’appartements vacants peuvent largement couvrir cette demande, mais leurs propriétaires préfèrent les laisser portes closes pour alimenter la spéculation qui asphyxie ce secteur stratégique.

Le citoyen lambda se retrouve au centre d’un système impitoyable qui n’a de règles que le profit et jouissant des largesses d’un marché dérégulé sujet à toutes les spéculations.

Massinissa M.