Les sourds et les malentendants pourront désormais assister et comprendre les prêches du vendredi. Selon le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, des spécialistes en langage des signes seront prochainement affectés dans les mosquées.

 Présent, jeudi, à Msila, pour la cérémonie de signature d’une convention portant sur l’affectation dans les mosquées de spécialistes en langage des signes, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a assuré que les sourds et les malentendants n’auront désormais plus aucun problème à comprendre les prêches car ces spécialistes les traduiront instantanément. Si l’initiative concerne aujourd’hui la seule wilaya de Msila, elle est appelée à s’élargir à d’autres wilayas.

Par ailleurs, le ministre a également annoncé le lancement, dans la même wilaya, d’actions portant sur l’aménagement d’accès spéciaux aux mosquées pour les handicapés moteurs.

A propos des cours d’alphabétisation, M. Aïssa a indiqué que son ministère venait de signer une convention avec le département de l’Education nationale pour l’exploitation des écoles coraniques et autres structures du secteur pour les cours d’alphabétisation.

Devant le chantier d’une mosquée dont les travaux n’étaient pas encore achevés et qui nécessite une rallonge de 450 millions de dinars, le ministre a demandé aux responsables du chantier de s’occuper des priorités en terminant la salle de prière. Il a d’ailleurs souligné que la conjoncture économique ne permettait pas de mobiliser cette somme.

Le ministre s’est également enquis du projet d’extension, pour 200 millions de dinars, de la zaouïa Rahmania Kacimia de la ville d’El Hamel. Il a notamment exprimé sa satisfaction quant à la qualité de l’architecture adoptée pour l’expansion. Le cheikh de la zaouïa a indiqué que l’opération de restauration d’une partie des vieux bâtiments tiendra compte de la préservation de son identité architecturale par l’utilisation de matériaux locaux identiques à ceux utilisés lors de sa première construction dans les années 1920.

Nourhane S.