Qatar's Minister of Energy and Industry Mohammed Saleh al-Sada (R),Saudi Arabia's minister of Oil and Mineral Resources Ali al-Naimi (C), Venezuela's minister of petroleum and mining Eulogio Del Pino (L) attend a press conference on February 16, 2016 in the Qatari capital Doha. Energy giants Saudi Arabia and Russia agreed to freeze oil output to try to stabilise the market if other major producers do the same, Qatar's oil minister said. / AFP / Olya Morvan

Après des mois de tiraillements, les principaux pays exportateurs de pétrole parviennent enfin à s’entendre sur un minimum qui pourra leur permettre d’amorcer une hausse des prix de l’or noir.

Ainsi, l’Arabie saoudite et la Russie, deux des plus grands pays producteurs et exportateurs de brut, ont convenu mardi de geler leur production à son niveau de janvier, dans une tentative de stabiliser un marché plombé par les excédents d’offre. Les deux plus gros pays producteurs de brut, associés au Qatar et au Venezuela, ont décidé qu’ils gèleraient leur production à ses niveaux de janvier, à condition que les autres producteurs leur emboîtent le pas.

La mesure vise notamment à augmenter les prix sur les marchés mondiaux. Ce qui a été fait en partie puisque le baril du pétrole se négociait mardi matin à plus de 35 dollars, contre à peine 32 la veille. Mais cela ne semble pas suffire à endiguer la spirale baissière. «Pour faire remonter les prix, les marchés n’ont pas besoin d’un gel, il leur faut une baisse, et une baisse significative», estime Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques, cité par l’AFP.

Après que l’ensemble des pays producteurs aient largement « pompé » dans une course effrénée aux parts de marché depuis plus d’un an, «ce gel ne change rien aux fondamentaux du marché parce que, parmi les quatre pays, il n’y en a aucun dont on attendait encore une augmentation substantielle de production», ajoute   Jean-Marie Chevalier, professeur émérite à l’université Paris-Dauphine et expert du secteur, cité par l’agence française.

Dimanche dernier, le ministre algérien de l’Energie avait indiqué que si la situation restait en l’état, l’Algérie allait boycotter la prochaine réunion de l’OPEP prévue pour juin prochain à Vienne, en Autriche. Une annonce qui n’a pas beaucoup influé sur les marchés.

Essaïd Wakli

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