Deux ans et demi après le crash de l’avion d’Air Algérie au Nord du Mali, les familles ne veulent pas lâcher prise. Après les indemnisations, elles réclament les corps des proches disparus lors de cette catastrophe.

Dans un communiqué rendu public mercredi, «les associations de familles de victimes burkinabè, françaises et libanaises avaient unanimement exprimé leur désir de les voir inhumées à Ouagadougou et s’en étaient ouvertes auprès des autorités impliquées, dont le ministre des Transports malien». Pourtant, «courant avril», les familles «ont appris contre toute attente, que les restes mortels non identifiés de leurs proches, après avoir été conservés à Gao, ont été subitement inhumés au cimetière de Bamako, sur décision de la justice malienne, ceci sans aucune information aux familles et sans explication».

La vice présidente de l’association française des victimes du crash, Suzanne Aillot, a exprimé son étonnement quand à la situation. «On ne comprend pas ce qu’il s’est passé», «on voudrait savoir, qu’on nous dise», a-t-elle dit à l’agence française AFP.

«Dans une lettre du ministère des Affaires étrangères, on apprend que les dépouilles ont été inhumées», mais en cherchant à en savoir plus, l’association obtient des informations «contradictoires»: «On sait qu’il y a une stèle à Bamako, on ne sait pas ce qu’il y a dessous. On nous a parlé de quatre grandes malles, de dix cercueils…», explique Mme Aillot.

Le 24 juillet 2014, un avion de la compagnie nationale Air Algérie, assurant la liaison Ouagadougou-Alger, s’est écrasé au Nord du Mali. Il avait fait 116 victimes, dont quatre Algériens.

Essaïd Wakli

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