La contrefaçon menace dangereusement l’économie nationale. Au moins 80% des produits importés par l’Algérie sont sujets à la contrefaçon, ont dénoncé des responsables de l’Organisme Algérien d’Accréditation, (Algerac) dans un reportage diffusé par la Radio algérienne. De nombreuses marchandises sont touchées par ce trafic : pièces de rechanges, appareils électroménagers, textiles, médicaments, etc. La première victime est le consommateur qui se voit biaisé par des distributeurs lesquels lui « refourguent » au prix de l’original des produits contrefaits de mauvaise qualité.   

L’Organisme Algérien d’Accréditation (Algerac) impute cette situation à « un manque flagrant de moyens », déclare son directeur, Nourreddine Boudissa en ajoutant que son organisme « se contente, à ce moment-là, de certificat de conformité délivrée par le fournisseur, ce qui est très grave ».

En clair, les importateurs algériens véreux qui font écouler ces produits contrefaits dans notre pays se munissent de certificats de conformité en bonne et due forme remis par ces mêmes fournisseurs qui produisent de la marchandise contrefaite. A ce moment-là, ni les organismes de contrôle qui exhortent l’État de leur fournir les moyens techniques adéquats ni les consommateurs sont en mesure de faire le tri entre l’original et la pâle copie.

En plus des dangers liés à la consommation de produits contrefaits, ce phénomène a pris de l’ampleur pour constituer aujourd’hui une menace sur l’économie nationale avec un manque à gagner considérable en matière de revenus fiscaux. Pis encore, cette marchandise contrefaite a pour conséquence la fragilisation des industries existantes avec des produits à bas prix qui inondent les marchés. Elle a également pour effet de stopper les investisseurs algériens et étrangers qui deviennent méfiants à l’idée d’engager leur argent dans une économie gangrenée par l’informel et la contrefaçon.

Massinissa M. 

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