La définition de l'optimisme pour Issad Rebrab : avoir confiance en soi. Fikra 2014, 9 février 2014. Crédit photo : Ammar Redouane Bougherbal

Le groupe de presse El Khabar est sur le point d’être cédé à l’homme d’affaires Issad Rebrab, apprend-t-on de plusieurs sources.

Les négociations entre les deux parties se poursuivent toujours pour déterminer le montant de la vente et probablement le taux de participation du patron de Cévital. Mais d’ores et déjà, les deux parties sont tombées d’accord pour la vente de la chaîne de télévision d’El Khabar, KBC. Cette dernière constitue en effet un lourd fardeau. Selon des informations venant de l’intérieur du groupe, le journal fournit au moins 20 millions de dinars (2 milliards de centimes) mensuellement pour maintenir la chaîne en vie. Ce qui ne semble pas être suffisant pour une entreprise qui s’est avérée être budgétivore. Il s’avère même que malgré l’appui du journal, la télévision cumule une dette de 70 milliards de centimes.

La situation a poussé les actionnaires du groupe (qui compte également deux sociétés de distribution et des participations dans quatre imprimeries en association avec El Watan) à solliciter l’aide de certains hommes d’affaires. Le premier à être approché est Abdelwahab Rahim, patron de Arcofina (hôtel Hilton, Ardis…). Mais Issad Rebrab s’est montré plus intéressé. Il a refusé de prendre la chaîne de télévision uniquement. Il propose d’acheter tout le groupe. Ce qui semble convaincre la majorité des actionnaires. Et si l’accord n’est pas encore signé, c’est parce que trois de ces actionnaires ne veulent toujours pas céder.

Issad Rebrab, qui possède déjà le journal Liberté, propose six milliards de dinars (600 milliards de centimes). La somme paraît dérisoire pour les propriétaires. C’est apparemment cela qui pose encore problème.

Essaïd Wakli