Le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière a décidé de démettre de leurs fonctions les professeurs chefs de service dont l’âge dépasse les 65 ans. Cette mesure devrait être appliquée à partir du mois de juin prochain.

La décision a été diversement accueillie par les syndicats du secteur. Certains, à l’instar du bureau d’Oran du Syndicat national des professeurs et docents des sciences médicales, ont applaudi; alors que d’autres ont émis des réserves ou l’ont carrément rejetée.

Le rajeunissement des structures de santé a été mis en exergue pour justifier la décision. Néanmoins, certains praticiens concernés, à l’image du Pr Djidjeli, président du syndicats des professeurs et docents, ont menacé de démissionner de leur poste. Le hic, selon lui, c’est que la tutelle ne parle pas de mise à la retraite.

Donc, ces professeurs chefs de service, dépassant les 65 ans, dont le nombre est très important à l’échelle nationale, vont continuer à exercer dans les mêmes services. Ce qui, d’après le Pr Djidjeli, crée toujours des tensions au sein de ces structures. Celui-ci ajoute que les autorités n’ont jamais défini l’âge de mise à la retraite des professeurs. Une situation ambiguë qui n’aide pas à régler les différents problèmes.

Beaucoup de professeurs actuels, même s’ils sont âgés, sont irremplaçables. Il n’est pas évident de trouver les mêmes compétences. Rajeunissement oui mais pas à n’importe quel prix.

 Elyas Nour