Ce sont pas moins de 20 milliards de dinars (2000 milliards de centimes) qui ont été déposés par des «personnes physiques» au niveau d’une seule banque, à savoir la Banque Extérieure d’Algérie (BEA), en l’espace de quelques jours seulement, dans le cadre de l’emprunt national pour la croissance économique, lancé le 17 avril dernier.

Ce chiffre énorme  renseigne sur l’épargne des algériens, mais aussi sur l’argent qui circule en dehors du circuit bancaire. C’est ce qu’a déclaré, aujourd’hui, le directeur général adjoint chargé des finances à la BEA,  Lazhar Latrach, au forum d’El-Moudjahid. Le PDG de la BDL, lui, n’a pas voulu donner de chiffres, mais il a précisé que tous les coupons mis sur le marché ont été écoulés. L’opération semble être une réussite comparativement avec celle lancée, il y a plusieurs mois, pour récupérer l’argent de l’informel.

Les pouvoirs publics ont donné des instructions strictes pour qu’il n’y ait aucun contrôle quant la provenance de l’argent pour s’assurer de la réussite de cet emprunt. «Nous sommes des intermédiaires. Nous nous contentons de faire notre travail, le ministre des Finances a d’ailleurs été très clair là-dessus. Le  rôle des banques se limite à collecter l’argent, ni plus ni moins», a encore déclaré Lazhar Latrach.

Rappelons que l’ emprunt durera six mois. Pour l’instant, les banques mettent sur le marché des obligations de 50 000 dinars. Les obligations de trois ans ont un taux d’intérêt de 5% et celles de cinq ans, 5,75%. D’autres obligations de 10 000 dinars pour les particuliers et 1 000 000 pour les gros déposants seront lancés dans les prochains jours.

Elyas Nour